J’éprouve un profond sentiment de malaise au regard de ce que nous projette l’actualité, aujourd’hui.
La droite se félicite d’avoir imposé sa réforme des retraites, désormais votée au Parlement. Cette victoire, pour autant qu’elle en soit une, n’est ni belle ni noble. Elle ne repose sur aucune concertation sérieuse et méprise profondément le refus exprimé par les Français de cette modification profonde qui touche leur vie quotidienne, leur futur et celui de leurs enfants. En contrepoint, l’affaire Molex illustre magistralement l’arrogante mainmise de l’argent sur les circuits de décision, au mépris des hommes et des femmes.
Une même attitude finalement, ici, pour préserver des équilibres budgétaires et financiers, là pour protéger les intérêts des actionnaires.
Notre société supportera-t-elle longtemps ces injustices flagrantes, ces concentrations de privilèges, cette organisation mondiale qui broie les hommes pour protéger un système capitaliste et finit par s’entretenir lui-même, coupé des peuples qu’il devrait servir ?